NOTE D’INFORMATION
DU 28 MAI 2003
La
Presse Djiboutienne est bâillonnée :
il ne
reste plus que la baïonnette n’est-ce pas ?
Les avant-goûts des
prochaines élections présidentielles de 2005 ;
Les premières victimes sont
les journalistes, il faut dès à présent les mater, les mettre aux pas,
attention à la presse gouvernementale.
Vraiment en République de Djibouti, dire
la vérité est un très haut risque !
Le mois de mai 03, est devenu le mois noir de l’Histoire de la Presse nationale, toutes tendances confondues ;
Pendant qu’on emprisonne les journalistes de l’Opposition, on affame ceux de la Presse Gouvernementale ;
La journée du 28 mai 2003, est la journée la plus sombre pour la Presse
Djiboutienne :
- avec les procès du
Directeur de Publication du Journal « LE RENOUVEAU DJIBOUTIEN » et
Président d’un Parti de l’Opposition,
- la journée la plus sombre pour la Presse Gouvernementale, avec les enquêtes
de la Police judiciaire, à la demande du Directeur de la RTD, pour peut-être
« outrage à un Directeur », pour certainement avoir tout simplement
revendiqué leurs salaires et, sans aucun doute,
avoir appris l’ « existence d’un trou financier pour non
paiement » par la Direction de la Radio Télévision Djiboutienne (RTD),
entre autres, pour non paiement des salaires, en faveur du personnel de la RTD
essentiellement aux journalistes :
-
des cotisations assurances, accidents de travail,
assurances maladies,
- des cotisations retraites
auprès de la Caisse Nationale de
Retraite (CNR), et de l’Office des Prestations Sociales (OPS).
En effet, si les Agents de
l’Etat ont perçu le 25 mai dernier les salaires du mois de mars 2003, les
Agents de l’Etat en poste à la RTD ont eu en même temps les salaires
correspondant au mois de décembre 2002, soit trois mois de retard par rapport
aux autres fonctionnaires de l’Etat.
Comment est-ce possible ?
C’est probablement, les revers de
l’autonomie financière, phénomène qui apparaît souvent, car non soumis aux
rigueurs comptables du Trésor Nationale, car non soumis aux contrôles inopinés,
et sans être franchement inquiété par la Chambre des Comptes, ou Cour des
Comptes.
C’était le cas avec l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, qui a
été incapable d’assurer régulièrement les indemnités des parlementaires, c’est
le cas aujourd’hui, pour le Directeur de la RTD, qui est incapable d’assurer
les fonctions de sécurités pour son personnel, pour les professionnels de la
Presse.
Fonctions de sécurités, qui consistent,
notamment aux paiements des frais d’hospitalisations, et « demain »
d’assurer la garantie aux travailleurs à percevoir leurs assurances
retraites, etc...
Les journalistes de la RTD, après avoir appris, cette grave carence de
la fonction de sécurités, handicapant sérieusement l’avenir de leurs pensions
de retraites, creusant lourdement les retards des salaires, qui constituent en soi, à des graves entraves aux Droits des
Travailleurs, aux Droits de percevoir régulièrement le paiement des salaires et
autres émoluments à tous les Agents de l’Etat, à toutes les Travailleuses et
Travailleurs djiboutiens.
Choqués, les journalistes de la RTD ont lancé un Appel de protestation
et émis un Communiqué pour organiser un
simple Sitting dans la cour de leur lieu de travail.
Dés la publication de ce Communiqué demandant le paiement des arriérés,
et la régularisation des différentes cotisations en faveur du personnel de la
RTD, la répression fut fulgurante.
Le « Grand Patron » de la RTD se sentant vulnérable, a pris
immédiatement des mesures draconiennes, à savoir :
-
des suspensions des salaires à l’égard de
certains journalistes ;
-
des intimidations ciblées ;
-
des plaintes pénales contre « les fortes
têtes » « pleuvent à torrent » ;
L’un des journalistes est particulièrement, sur « la ligne de
mire » du Directeur non journaliste de la RTD.
C’est ainsi que, M. ABDI ADEN HADI s’est vu interdire l’accès dans
l’enceinte de la RTD, par des policiers
en garde à la RTD, sans qu’aucune note justifiant cette interdiction, n’ait été
notifiée à l’intéressé, et le policier était dans l’impossibilité de lui
présenter une note, ou un ordre écrit, lui interdisant l’accès, dans cet
Etablissement à caractère en bonne partie commerciale, avec les recettes des
publicités notamment.
Il semblerait que son salaire soit immédiatement suspendu, d’ailleurs
ce ne serait pas la première fois, car dés que le sieur Directeur de la RTD
s’énerve, alors attention !
M. ABDI ADEN HADI, qui avait été déjà victime d’une suspension des
salaires, a pu recevoir seulement ses salaires suspendus grâce à l’intervention
du Ministre de la Communication de la République de Djibouti.
La Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) est outrée par ces
mesures abusives contre les journalistes, en général, en particulier contre les
journalistes de la RTD, qui ne demandent à ce que leurs droits sociaux soient
respectés,
La LDDH lance un Appel
pressant aux Ministre de la Communication, pour mettre fin à de tels Abus de
Pouvoir ?
La LDDH lance un cri
alarmant au Ministre de la Justice face à la situation du Conseil du
Contentieux Administratif, qui serait
bloqué encore par le Gouvernement, et de saisir le Premier Magistrat,
afin de mettre fin à une telle situation abusive depuis 1996 interdisant toutes
les poursuites contre les Abus de Pouvoir et officialisant ainsi une volonté de
maintenir l’impunité en raison d’une politique foncièrement dictatoriale toujours
en vigueur.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
DIFFUSION D’INFORMATION DU 1 JUIN 2003
Cette présente Diffusion d’Information porte uniquement sur un résumé du
Droit de mise au point.
En effet la Note d’Information du 28 mai 2003, sur la situation des droits
sociaux des journalistes de la Presse Gouvernementale, ayant fait l’objet d’une
controverse dans plusieurs milieux, le Président de la Ligue Djiboutienne des
Droits Humains (LDDH) s’est rendu auprès du Directeur de la Radio Télévision de
Djibouti (RTD), pour s’informer plus amplement de la situation des journalistes
de la RTD.
Le Directeur de la RTD a rapidement reçu le représentant de la LDDH, qui
a agréablement apprécié l’accueil très courtois et tient à remercier
le Directeur de la RTD de cette courtoisie
exemplaire, qui, parfois et malheureusement, fait défaut à certains Haut
Décideurs de l’Etat en République de Djibouti.
M. NOEL ABDI Jean-Paul
Droit de Réponse
du
Directeur de la RTD
« Contrairement aux informations apportées par la Note d’Information de la LDDH datée du 28 mai 2003 au sujet de revendication des arriérés de salaires par certain personnel de la RTD, après une enquête il s’agissait d’un tract préparé et diffusé par M. Abdi Aden qui voulait généraliser ses propres problèmes vis à vis de la RTD.
Effectivement ce dernier s’est vu suspendre son salaire depuis le mois de Février 2003. L’intéressé est mis à la disposition de la fonction publique. Depuis 1996, M. Abdi Aden n’a fourni le moindre travail à la RTD. D’autre part, les salaires jusqu’au mois de février 03 ont été versés au personnel de la RTD contrairement à ce que vous avez marqué
Quant à l’enquête de la police judiciaire elle concernait M. Abdi Aden suite à l’agression et la menace qu’il a proféré au Directeur de la RTD dans le bureau de ce dernier ».
Reproduit sans commentaire.